Drogues et adolescence réponses aux questions des parents

Ados et drogues, comment gérer les comportements à risques ?

Je souhaitais partager avec vous le plaisir que j’ai eu d’assister à une conférence au Salon Be Happy à Paris. Elle a mis en lumière une problématique essentielle de notre société : comment aborder la question avec vos adolescents de leur consommation de « drogues » (cannabis, tabac, alcool, écrans…) particulièrement lorsqu’elle induit leur dépendance ?

Car c’est bien le mécanisme de dépendance qui est problématique et on sait maintenant, par expérience, que la répression ne fonctionne pas.

Aude Stehelin, Psychologue et Auteure de « Adolescents et cannabis, que faire ? » partage son approche par l’éducation préventive, ce qui fait totalement écho au travail que nous, les sophrologues, effectuons auprès des enfants, des adolescents et des adultes. Plus le travail sophrologique est fait tôt (enfance), plus le risque de développer des dépendances à l’âge adolescent ou adulte diminue.

Alors bien sûr, avant de développer sur la réponse qu’est la sophrologie à la problématique de la dépendance, vient la question que beaucoup de parents d’adolescents se posent : Qu’est ce qui dans l’éducation va permettre que la question de la consommation de drogue ne devienne pas problématique, c’est à dire, qu’elle n’induise pas une addiction ?

Si nous parlons que des dangers et des risques en adoptant une attitude de répression, l’adolescent nous ferme la porte d’entrée dans sa bulle. Alors…

1/ Osez vous engager dans votre relation avec lui

Préparez-vous au dialogue (abaissez votre niveau d’intensité émotionnelle), posez-vous ces questions : de quoi ai-je peur ? De l’impact cognitif de ces drogues sur lui ? Est-ce une question relationnelle? Ai-je peur de l’impact d’une consommation sur sa scolarité ? Partagez vos questions et réponses avec votre entourage. Qu’est ce qui vous préoccupe ? Car maintenir la relation entre vous et votre adolescent, c’est savoir que sa préoccupation est : comment je gère mon quotidien ?

Réussir votre approche et votre communication avec lui, c’est aborder votre ado sous l’angle du bien-être, au présent : « Comment te sens-tu quand tu consommes ? Quand tu ne consommes pas ? ». C’est comme cela que vous éviterez l’affrontement stérile, surtout au moment de la manifestation d’une consommation, par exemple.

2/ Ouvrez le dialogue pour l’écouter et non le culpabiliser.

Ne cherchez pas à ce qu’il reconnaisse les faits (répression). Posez des questions ouvertes : « J’ai vu que tu n’étais pas dans ton état normal… Comment te sentais-tu ? »

Et surtout, dîtes-lui ce que cela vous fait : « J’ai l’impression qu’en ce moment…(reliez les événements du quotidien) ». « Quand je te vois alors que tu as consommé, je ressens de la peur », etc.

Identifiez leurs besoins : « J’ai l’impression que c’est de plus en plus souvent… », induisant l’expression d’un ou de plusieurs besoins.

Rappelez-vous, l’adolescent a besoin de s’appuyer sur vous. L’adulte doit être accompagne identifier ses propres besoins et comprendre ce qu’il ressent. S’il essaie une soirée de ne pas consommer, comment se sent-il ? Que ressent-il ?

3/ Proposez des sorties en famille ou en invitant des amis qui l’amènent à se connecter avec ses qualités hors contexte de consommation

Le danger, c’est que la consommation de drogues soit la seule réponse à une problématique qu’il rencontre (la timidité par exemple). Faîtes l’expérience d’une réponse à sa problématique autre que par la consommation de l’alcool, d’un « joint » ou de s’isoler devant un écran afin qu’il prenne conscience que la consommation de ces drogues n’est pas la seule réponse à ses maux.

4/ Mettez en place un cadre éducatif qui n’est pas centré sur la consommation

Oubliez les « tu ne dois pas sortir, sinon tu vas consommer », construisez les règles avec votre ado : « je serai là quand tu rentres », par exemple, pose un garde-fous qui va lui permettre de poser ses propres limites. Informez-le des conséquences si les règles ne sont pas respectées.

5/ Reconnaissez les tous petits changements (améliorations), cela le valorise pour lui donner envie de faire plus.

En quoi la Sophrologie peut permettre à votre adolescent de se « connecter avec son corps » pour évincer les mécanismes de dépendance ? 

Plus son estime de lui-même est forte, moins il y a de risque que les drogues viennent rencontrer l’adolescent. Et l’éducation préventive va protéger l’enfant d’une expérience qui pourrait devenir problématique (dépendance, addiction) à l’adolescence. Les drogues quelles qu’elles soient (tabac, alcool, cannabis, écrans,…) éloignent du corps. En faisant l’expérience de le ramener à son corps dans l’ ici et le maintenant par des exercices de sophronisation, de relaxation dynamique et d’ancrage, mais aussi de travail sur les 5 sens et en lui permettant d’augmenter son estime de lui-même, le sophrologue permet à l’adolescent d’évincer les mécanismes de dépendance aux drogues.

Chez l’enfant, développer les 5 sens est primordial, dès l’âge de 3 ans. Pour ce qui est de la suppression de l’addiction au sucre par exemple, vous pouvez l’expérimenter avec lui en l’incitant à porter son attention sur le goût et les saveurs des aliments et leur diversité, en lui faisant exprimer ses émotions à leur contact et les sensations que cela provoque en lui.

Aussi, apprenez-lui à poser son regard sur ce qui l’entoure, à toucher, écouter, sentir… et partagez avec lui ses ressentis par la parole, le dessin, l’expression corporelle. Cela se pratique très bien également en séance de sophrologie pédiatrique.

Et surtout : faites-vous confiance 🙂

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